Au bord d'un lit, un livre sur les genoux tu t'es ouverte au monde que la porte d'entrée fermée à double tour ne permettait pas, te livrant à la découverte des sens par la littérature, tu as découvert les sentiements dans leur noblesse, l'amour, la passion, l'amitié, les liens familiaux, son héritage pressant...
Dépassant les lignes de tes cahiers, ta vie comportait toutes tes lectures mais à la différence de ton héroine tu n'avais aucune confiance en toi, au lieu de doubler les règles de progresser à ta guise, tu as préférée rester la spectatrice de la vie qui se déroulait devant toi... par peur.
Peur de voir que ça pourrait te plaire de briguer l'inconnu, de dépasser les règles, les codes...
Alors, comme pour exausser ce que tu ne pouvais faire, elle est arrivée, sortant de nulpart, tout ce que tu n'étais pas, tout ce que tu avais peur d'être, le regard que les autres lui portait te fascinait, son corps en émoi en permanence attirait tes regards, créait tes fantasmes par procuration...
Jusqu'au jour où las de ne pas vivre physiquement les choses, la promuscuité de cette tentation construit le jardin d'un eden passagé, bien loin de ce que tu aurais pu imaginé, bien loin de ces premières scènes qu'on imagine, bien loin comme ces filles qui imaginent leur scènes de mariages dés leur 10 ans.
Au rythme des regards, des chaleurs, des non dit, des non avoués, au rythme de ses paupières ton corps s'est laissé allé oubliant l'espace d'un instant qui quand pourquoi, et libéré de tes gênes tu t'es senti désirable, aimé, aimante, amante....
On ne peut rien blâmer sans connaître, chaque parcour est unique sa beauté née de sa particularité.
Mais ce ne fut qu une étape... tes peurs, tes doutes restent intacts et longues et périlleuse fut encore ta route... ce parcour initiatique dans le coeur d'une femme il existe chaque jour, dans beaucup d'être qui répriment leur émotions par peur de les vivre....
pour illustrer ce tableau magnifique ...
Gaelle Octavia
"nues"
http://goctavia.free.fr